dessin au fusain, graphite et crayon
à papier
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dessin étape par étape au fusain, graphite et crayon à papier |
rappel sur la
démarche et
intérêt d'un carnet de bord
On ne restitue dans un dessin d'académie que ce que l'on
juge
pertinent pour l'idée de ressemblance ou de
fidélité à l'image du
modèle que l'on se fait. Un caricaturiste se fout des
proportions, un
dessinateur au fusain se moque d'une couleur de peau, etc.
Le
produit d'un dessin de nu dépend complètement de
la manière dont on
veut percevoir l'image du modèle: ensemble de pixels, tubes
articulés,
points dans l'espace, lignes brisées, squelette
patatifié, émotion d'une courbe, masses
fonctionnelles, etc. sont autant de manières de composer une
image à
partir d'éléments identifiables. Plusieurs
conceptions se complètent à
différentes étapes du dessin. En
expérimenter plusieurs pour trouver son propre
équilibre.
Les
notes suivantes portent sur des travaux personnels commentés
et
permettent un recul critique sur des approches différentes.
Elles ne
constituent en rien un cours sur une technique donnée. La
technique est
un moyen qu'on décide d'employer ou non et s'acquiert comme
la
dextérité. Nécessaire et
évidemment insuffisante. Un pianiste ne pense
pas à ses doigts quand il joue, il a besoin de les avoir
agiles.
Les travaux suivants ne cherchent pas le beau puisque brouillons et
tatonnements. C'est davantage l'évolution que le joli qui
compte.
Tenir
un carnet de bord de ses essais est un moyen formidable de progresser.
Rien qu'en permettant de revenir sur l'origine de succès
passés ou en
évitant de retomber dans des erreurs
systématiques. Enfin,
l'autocritique honnète est une condition
nécessaire de l'amèlioration.
Enough. |
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Matériel
fusain H, graphite HB, crayon à papier 2B
Canson blanc 50x65 160g pincé sur une toile tendue sur son
chassin pour éviter une touche trop dure des crayons.
Mouler les formes
le dessin se fait sans modèle, on esquisse librement au
fusain le cercle du crane puis la machoire, les yeux, une ombre pour le
nez, etc. Puis sur ces repères sombres, on modèle
des formes au graphite HB, des bosses et des creux moulés
par des hachures comme des méridiens et
parallèles sur un globe. Le but est de sculpter le visage,
de restituer son volume, sans considération
d'éclairage. Le graphite HB est relativement clair, on
s'occupera des valeurs de gris plus tard.
Progressivement les volumes apparaissent, les creux ou se croisent des
hachures sont plus foncés, tout va bien. |
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Travailler l'éclairage
On poursuit en se souciant de l'éclairage d'ensemble. Parce
qu'on hachure, il est aisé de foncer tout un plan en
densifiant, intercalant ou repassant simplement des hachures sans rien
perdre des formes. On fonce un peu partout, on
homogénéise des facettes en préservant
la clarté relative des plans inclinés vers
l'avant (arète du nez, pommettes, front, menton,
lèvre inférieure).
Note: la sous-couche de fusain s'étale sous le gras du
graphite. On en profite pour guider proprement la sous-couche
brouillonne du fusain comme on peindrait dans le frais.
Affiner les contrastes
Enfin donner du caractère à l'ensemble. Par
hachures courtes et parallèles au 2B, on durcit les ombres,
souligne les contours, rehausse les angles, discontinuités
et zones saillantes. Ceci permet de marquer des creux et des
arètes qui donnent sa force au visage. Et avec PARCIMONIE!
Si il y a des ombres dures et des creux partout, elles ne seront plus
remarquables. Se limiter à l'avance aux traits que l'on veut
marquer.
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En résumé
- dessin au fusain, pose des repères, proportions.
- moulage des formes au graphite, on hachure comme on
sculpterait
- travail des valeurs, on équilibres des plans
éclairés en densifiant les hachures
- caractère du visage: on hachure court au 2B pour
aiguiser des arètes, ciseler des creux ou redessiner des
contours
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La
même technique est appliquée ici pour une
académie de modèle vivant mais sans esquisse au
fusain et sans travail de valeurs de gris. |